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Quand la spiritualité rencontre le monde du travail ….

(ou comment le travail peut mener au burn-out

quand il perd de sa substance première ….)

 

Au 1er Mai, tout est dit : faites du travail et Dieu s’élèvera1… plait-il ?

 

travail-spiritualité-annecy-sophrologieEn ce même jour se rencontrent la Fête du Travail, la saint Joseph Artisan, celui qui travaille consciencieusement dans l’intimité quotidienne de Jésus, et la saint Jérémy, de l’hébreu yremiyah, Dieu a élevé, Dieu élèvera. Tout cela l’un dans l’autre, la spiritualité aurait-elle sa place dans le monde du travail ?

Mais de quel travail parle-t-on ?

Travail collectif, travail sur soi, travail acharné, travail désincarné, travail élitiste, travail de masse, travail à la chaîne, travail d’orfèvre, travail de parturiente2, travail de forcené, travail d’écolier, travail de salarié, travail d’indépendant, travail de dépendant ?

Et la spiritualité, c’est quoi au juste ?

« qualité de ce qui est de l’esprit, de ce qui est dégagé de toute matérialité », « ce qui concerne la doctrine ou la vie centrée sur Dieu et les choses spirituelles » (Larousse).

Alors comment relier l’immatériel au monde de l’entreprise ?

burn-out-sophrologue-annecy

La spiritualité, c’est prendre ses responsabilités, faire remonter en soi le meilleur de son être et le diffuser dans le monde. Tout un travail !

Fait de joie et de souffrances, de doutes et de persévérance, de deuils et de renaissances. Un travail à temps plein, où l’on est son propre patron, exigeant, impatient parfois, conciliant à d’autres moments. En période d’essai permanente. En découverte assurément.

Quand je suis employé.e, ouvrier-ère, salarié.e, collègue, patron, j’assume un rôle ; et quand je rentre chez moi, j’en assume un autre : parent, époux-se, enfant, colocataire.  Mais au plus profond de moi, je reste le-la même : un être spirituel, merveilleusement beau et riche, qu’il me revient de ramener à la surface pour le faire briller aux yeux de tous et le partager aux cœurs des autres.

Là est la beauté du travail qui occupe nos journées : enrichir nos expériences, embellir nos journées, développer nos compétences, nourrir nos envies, répondre à nos besoins quels qu’ils soient, et rayonner notre bien-être le plus possible.

Alors quelque soit le degrés d’efforts engendrés par le travail, de la torture3 à la simple résistance de fond, le travail fait progresser, avancer, et nous élève un peu plus vers notre but.

Jusqu’au burn-out … ?

Doit-on supporter n’importe quelle situation professionnelle sans aucune condition sous prétexte qu’il y a des leçons à tirer de tout ? Certes non ! alors jusqu’où accepter l’effort dans le travail ?

La limite est propre à chacun.e. Pour autant, lorsque les émotions entrent dans une zone de perturbations quotidiennes, il est temps d’écouter pour entendre ce qui s’est déréglé en soi : énervement permanent, tristesse sous-jacente, contrariétés répétées, insatisfactions, perte d’intérêt ou oubli de ses plaisirs personnels … tout des signes que notre bien-être n’est plus.

Nous revient alors un nouveau travail :

bien-être-au-travail-sophrologie-annecyTisser jour après jour l’équilibre entre l’investissement enthousiaste à la tâche, le plaisir à créer et construire, l’épanouissement personnel interne, la conscience professionnelle et le respect de mon repos nécessaire (mental comme physique).

Et si l’on aspire à plus de légèreté, pourquoi ne pas opter pour la solution qui transforma le travail en un voyage4 … voyage à l’intérieur de soi pour embellir les relations à l’extérieur, au travail ou ailleurs.

Alors après ce premier jour de repos bien mérité, en ce mois de mai, permets-toi de faire ce qui te plait ! Respecte-toi, écoute tes limites et Sois toi.

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Pour un accompagnement pour surmenage (professionnel, estudiantin, parental) ou suite à un burn-out, contactez-moi via le formulaire sur ce lien.

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1 1er mai : fête du Travail + saint Jérémy (de l’hébreu « yremiyah », Dieu a élevé, Dieu élèvera)

2 La parturiente est la femme enceinte en train d’accoucher.

3 Le mot travail viendrait du mot latin « tripalium », qui était un outil de torture à trois branches. Une autre hypothèse voudrait que ce soit le mot trabs, qui signifie « poutre », et a généré le mot « entraver »,à l’image des animaux que l’on entrave d’une poutre pour les faire travailler aux champs ou au moulin.

4 Travailler et « travel », voyage en anglais, auraient les mêmes racines médiévales.

Limpresario-mai-juin2019-burn-out   Publié dans LImpresario, mai-juin 2019

 

 

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