Étoile et VieS

Nathalie Delaunay, Sophrologie Optimiste et Réflexologie faciale (Dien Chan)

Catégorie : D’Épreuves d’En-VieS

Aider les Aidants

… Une nécessité trop souvent négligée…

Journée mondiale des Aidants, 06 octobre.

Un Pilier Central et Sans Trace …

Ils accompagnent pour les examens médicaux, ils attendent les résultats, ils écoutent les doléances, ils accueillent les pleurs, ils prononcent les mots réconfortants, ils facilitent le quotidien, ils remontent le moral, ils calment les peurs, ils portent sur leur épaules les têtes lourdes de lassitude, ils encouragent, ils font rire, ils soutiennent, ils réparent, ils consolent…

Ils taisent leurs propres souffrances, ils enragent en silence, ils se sentent parfois impuissants, écartés, ils endurent, ils se questionnent dans leur solitude, ils vivent l’injustice, l’impatience, le découragement, la tristesse, la colère, ils donnent, ils doutent, ils s’oublient …

aidant_familial-soutien-réflexologie-annecyIls ne sont ni malades, ni porteurs de handicap, ni dépendants … ils sont le pilier de ces personnes-là ; ils sont les enfants de, les parents de, les conjoint/es de, les ami/es de, les soignant/es…

Ils sont les Proches Aidants !

Les Structures d’Aides

Depuis 2015, l’aidant familial bénéficie d’un statut juridique (loi du 28 décembre 2015) lui permettant d’obtenir plusieurs types de congés spécifiques (de répit, d’accompagnement) et d’allocations. Il peut demander un temps partiel par exemple, sans crainte de perdre son emploi, ou bénéficier d’un « congé proche aidant » depuis le 1er octobre 2020.

Depuis 2018, il est également possible que des collègues fassent un don de jours de congés (loi du 13 février 2018).

amour-mere-fille-vieille-dame-jeune-femmeDans le cadre de l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA), l’aidant peut avoir accès à des solutions temporaires pour le soulager dans les tâches du quotidien, et garder du temps pour le meilleur de la relation affective avec la personne qu’il/elle soutient.

Il existe, pour de nombreuses maladies, des associations, des plateformes de répit, des réseaux sociaux, des forums des aidants, des « Cafés des Aidants » : un moment d’écoute avec des professionnels, des conseils d’ordre administratif, ou des échanges entre Aidants pour partager les inquiétudes, recevoir un soutien, récolter des conseils, ou tout simplement souffler et penser un peu à soi.

D’autres associations proposent des vacances-répit, uniquement pour les Aidants familiaux, ou bien aidants-aidés, avec des personnels expérimentés pour s’occuper des aidés et permettre aux Aidants de profiter pleinement de ces moments de repos.

Malgré tout, il est parfois nécessaire d’aller plus loin dans l’accompagnement, avec un suivi individuel, juste pour soi …

Vous trouverez une liste non exhaustive des structures d’aide aux Aidants sur cette page : Être un Aidant Optimiste.

Être (devenir) un Aidant solide

aidants-sophrologue-annecy-réflexologieÀ tant donner, l’Aidant peut avoir tendance à se perdre, à ne plus écouter ses propres besoins, à puiser dans ses réserves – morales et physiques – sans se rendre compte qu’il les fragilise. C’est pourquoi il est tout aussi important d’accompagner les Aidant.es que les Aidé.es.

L’une des premières étapes lors du suivi d’un aidant est de lui faire comprendre que lui aussi a le droit de s’occuper de sa santé, car bien souvent la culpabilité les empêche d’oser prendre soin d’eux-mêmes : « Mais moi je ne suis pas malade », « Je suis un peu fatigué, mais ça n’est rien à comparer de ce qu’elle vit. ». Or chacun mérite de prendre soin de sa santé … ne serait-ce que pour pouvoir continuer à soutenir le malade dont il a la charge !

Un accompagnement, d’une séance ou plusieurs, c’est une parenthèse pour :

  • se confier et bénéficier d’une écoute attentive et neutre affectivement,
  • évacuer les trop-pleins d’émotions, d’incompréhension, de frustration,
  • prendre du recul pour trouver sa place dans cette situation accaparante,
  • préserver son moral et son optimisme et ainsi garder l’énergie nécessaire pour traverser cette épreuve le plus solidement et sereinement possible,

sexualité-couple-maladie-cancer-sophrologueEt pour un.e conjoint.e aidant.e, c’est aussi trouver sa place dans cette relation tri-partite (l’aidé.e, lui/elle, et la maladie ou le handicap), accepter les changements, déposer ses rêves brisés … pour en construire de nouveaux qui composent avec la situation actuelle, envisager l’avenir autrement … et apprendre à vivre pleinement chaque jour les uns après les autres ; c’est aussi consolider son image quand les repères habituels sont bousculés, et réinventer une sexualité avec son conjoint dont le corps et la libido ont changé. Trouver une nouvelle identité au couple.

Enfin, l’annonce de la maladie peut être vécu comme un traumatisme interne, consciemment ou non, tant par la personne malade que par l’entourage ; il est donc important d’aller « nettoyer » ce souvenir de la charge émotionnelle qui s’est greffée dessus, et de débloquer ce qui s’est figé sous l’effet du choc.

Parce que l’Aidant est avant tout une personne à part entière, et pas seulement identifiée par rapport à son rôle auprès d’un malade, lui redonner sa place d’être et le soutenir, le soulager, l’écouter, est primordial.

Quelques chiffres
  • 11 millions de Français sont actuellement un Aidant, soit 1 Français sur 6.
  •  90% d’entre eux le sont pour un proche de la famille.
  • 43% d’hommes, 57% de femmes composent la population des Aidants.
  • 81% ont moins de 65 ans, 44% ont moins de 50 ans. Ils sont à 62% salariés.
  • 1h54 est le temps moyen par jour consacré à l’aide au proche malade.

Les principales difficultés rencontrées sont : 

  • 38% : le manque de temps
  • 32% : la fatigue physique
  • 26% : la complexité des démarches administratives

 

Source : https://www.fondation-april.org

Nathalie Delaunay, semeuse d’étoiles

Sophrologie Optimiste et Dien Chan, spécialisée dans l’accompagnement des Aidants et des Aidés (porteurs de maladie ou de handicap, personnes âgées).

Pour prendre rendez-vous, contactez-moi au 06.78.07.34.10. ou remplissez le formulaire de contact.

 

 

Consignes de reprise-Déconfinement2020

Bonjour, bonjour, c’est la reprise !
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Je suis ravie de vous accueillir à nouveau pour adoucir ou ensoleiller votre quotidien 😀

Pour autant, restant encore dans l’incertitude d’un réel assainissement de la situation, nous nous devons de respecter les précautions d’hygiène,  pour protéger tout un chacun. Voici donc les consignes que je mets en place pour assurer les séances à mon cabinet :

Vous concernant
  • vous venez avec votre masque, et vous venez seul.e.
  • quand vous arrivez au bas de l’immeuble, envoyez-moi un texto pour me prévenir de votre présence, je viendrai vous ouvrir la porte (cela vous évitera de toucher l’interphone et la poignée de porte).
  • en montant les escaliers, évitez de toucher la rampe.
  • arrivé.e au cabinet, posez vos sacs, veste et chaussures à l’entrée, et allez directement vous laver les mains.
  • vous êtes prêt.e, la séance peut commencer !
  • si toutefois vous observez, chez vous ou l’un de vos proches, le moindre symptôme suspect, je vous remercie de m’en avertir, par respect pour les autres clients et moi-même. Nous trouverons assurément une nouvelle date pour fixer rendez-vous en toute sérénité 😉
  • une corbeille sera à votre disposition pour déposer le règlement.  Si vous payez par chèque, merci de le remplir à l’avance. Si vous payez en liquide, merci de faire l’appoint.
  • les téléconsultations sont toujours à disposition si vous préférez.
Me concernant
  • le cabinet a été réaménagé pour respecter une distance de plus d’un mètre entre vous et moi. déconfinement-sophrologie-réflexologie-annecy
  • je porterai un masque homologué. 
  • je pulvériserai des huiles essentiels pour assainir l’air ; si vous présentez une allergie à ce produit, merci de m’en informer (afin que j’évite d’en mettre ce jour-là) !
  • chaque rendez-vous est espacé d’une demi-heure afin d’éviter les croisements.

Les TÉLÉCONSULTATiONS sont elles, bien sûr, assurées aux horaires habituels d’ouverture.

Pour les séances de dien chan-réflexologie,
  • les séances « classiques » peuvent rependre à compter du mardi 12 mai.
  • les séances bien-être reprendront ultérieurement (car + de contacts avec les mains sur le visage).
  • je porterai un masque tout au long de la séance,
  • je me laverai les mains avant et après la séance,
  • et le matériel est bien sûr désinfecté après chaque utilisation (… comme avant le Covid-19).

Je reste naturellement à votre écoute si vous le souhaitez.

Je vous espère en bonne santé, le moral hissant pavillon haut, et le sourire aux lèvres. Si des inquiétudes pointent le bout de leur nez (parce que c’est la rentrée, parce que vous allez côtoyer plus de monde, parce que les nerfs se relâchent après s’être mis en « instinct de survie », parce que vous avez beaucoup donné pour soutenir un proche… ou « parce que » tout simplement), n’hésitez pas à me contacter pour que nous échangions ; je pourrai vous partager quelques outils pratiques et faciles pour retrouver le calme intérieur et le sentiment de sécurité.

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Au plaisir de vous revoir, prenez soin de vous et de vos proches… et gardez le sourire ! C’est le plus beau cadeau que vous pouvez vous faire 😉

Nathalie ✨

 

Dépendance Affective vs Amour de Soi

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Michel 54 ans, Estelle 22 ans, Lucie 37 ans, Loïc 43 ans … leur point commun : être passé.e de la dépendance affective à l’Amour de Soi ! … pour mieux aimer l’Autre.

 

Qu’entend-on par Amour de Soi ?

Pourquoi devient-on dépendant.e affectif.ve ?

Reconnaître la dépendance affective.

Se libérer de la dépendance affective.

Développer l’Amour de Soi.

Se faire accompagner vers l’autonomie affective.

Qu’entend-on par Amour de Soi ?

L’amour de soi, c’est cette capacité à ressentir pour soi-même le même émerveillement que celui que l’on peut éprouver quand on tombe amoureux de quelqu’un. Ce quelque chose d’inexplicable, d’intense, de magique. C’est reconnaître que l’on a EN SOi la même beauté que celle que l’on perçoit chez celui/celle que l’on aime. C’est admettre que l’on mérite – et que l’on est capable ! – de s’occuper soi-même de son propre bien-être. Seul.e. Sans l’apport de notre entourage.

Pourquoi devient-on dépendant.e affectif.ve ? L.Bourbeau-5blessures-sophrologue-annecy

Citation de Lise Bourbeau, Les 5 Blessures qui empêchent d’être soi-même : « Nous devenons dépendants affectifs lorsque nous souffrons de carence affective, et nous souffrons de carence affective lorsque nous ne nous aimons pas assez. Nous recherchons donc l’amour des autres pour arriver à nous convaincre que nous sommes aimables. »

Le plus souvent, cette dépendance nait pendant l’enfance,  parce qu’on a eu le sentiment d’avoir manqué d’amour. Un enfant, pour grandir sainement et construire l’image qu’il a de lui-même, se regarde dans les yeux de ses parents, dans les gestes et les comportements de ceux qui l’entourent. S’il attend un certain type de marques d’amour et que ses parents lui en donnent d’autres, il ne les reconnaîtra pas et se sentira en manque d’amour. C’est donc un ressenti propre, qui peut être totalement différent de ce que les parents ont vécu de leur côté.

Les expériences amoureuses ou amicales qu’il/elle vivra ensuite, peuvent réveiller ce sentiment de manque et réouvrir la blessure. On peut très bien vivre des années sans se rendre compte de sa dépendance affective, lorsque l’on vit dans un environnement qui comble ces manques. Et puis un jour, souffrir dans une relation et se rendre compte à ce moment-là de notre carence profonde.

Reconnaitre la dépendance affective

La dépendance affective se rencontre dans tous types de relation : en couple, en amitié, avec ses parents, avec ses enfants, avec ses collègues de travail, ses supérieurs hiérarchiques … Pour se définir comme dépendant.e affectif.ve, il faut se reconnaître, de manière significative et handicapante, dans plusieurs critères de cette liste :

  • Avoir constamment besoin de preuves de la part de son/sa partenaire sur l’amour qu’il/elle lui porte (textos, cadeaux, « je t’aime » à répétition, présence…).
  • Être jaloux.se, alors que la relation est saine. Être possessif.ve.
  • Avoir besoin de l’approbation, des conseils et du réconfort des autres pour toute action, toute prise de décision.
  • Avoir du mal à mener des activités seul.e, juste pour son propre plaisir.
  • Se sentir spontanément responsable de ce qui ne va pas (dans le domaine privé ou professionnel).
  • Satisfaire les besoins des autres avant même qu’ils en fassent la demande, et oublier ses propres besoins.
  • Être incapable de dire non, de poser et de défendre ses limites personnelles  (voire même de les connaitre !).
  • Craindre et éviter tout conflit, même minime, avec son interlocuteur.
  • Compter sur les autres (conjoint.e, famille, amis) pour assumer les responsabilités dans les domaines importants de sa vie (revenus, gestion administrative, santé, organisation domestique…).
  • Se sentir anxieux.se ou complètement perdu.e à la simple pensée d’être seul.e.

Un.e célibataire dépendant.e affectif.ve va rêver du couple idéal, mais d’un tel idéal qu’il ne pourra jamais trouver le/la partenaire capable de répondre à ce schéma. Il/elle sera toujours déçu.e et verra ses relations finir en échec.

Se libérer de la dépendance affective

Bonne nouvelle ! Oui, on peut sortir de cette dépendance affective !

C’est une véritable rééducation, mais qui vaut son pesant, car aimer librement est la fin des souffrances quotidiennes. Alors comment s’y prendre ?

  • Reconnaître que l’on est en dépendance affective : s’observer dans ses moments de souffrance, reconnaître les signes et les attitudes de la dépendance dans ses propres réactions et ressentis.
  • Accepter que l’on est dépendant.e affectif.ve : sans se culpabiliser, sans se rabaisser, sans s’en vouloir. « J’ai de dépendance affective pour le moment. »
  • Comprendre que cette attitude a été un moyen de défense pour survivre dans un certain environnement, et qu’elle a eu son utilité = être indulgent.e et reconnaissant.e envers la partie de nous qui a mis en place cette protection.
  • Réaliser que l’on est maintenant capable de s’occuper soi-même de soi, et donc d’agir/réagir différemment, et surtout que cela nous sera bien plus confortable et agréable.
  • S’aimer soi : on sort de cette dépendance affective en apprenant à s’aimer soi-même.
Développer l’Amour de Soi

Il y a trois paliers : la confiance en soi, l’estime de soi et l’amour de soi. La confiance en soi s’acquière par l’expérience qui nous prouve que l’on est capable de faire telle ou telle chose ; l’estime de soi touche à la valeur que l’on s’octroie par rapport aux autres ; l’amour de soi, plus profond, tient à l’acceptation que je mérite l’amour, sans condition. Alors, comment s’y prendre ?

  • Langage-amour-sophrologue-annecyConcevoir qu’il existe différentes manières d’aimer et les découvrir chez l’autre (Gary Chapman : Les 5 langages de l’amour). Pour, dans un premier temps, trouver les preuves d’amour dont on a besoin et rassurer l’enfant en nous qui a un manque.
  • Devenir son propre parent : accompagner l’enfant blessé, l’écouter dans ses doléances, lui offrir toute notre attention.
  • Apprendre à se connaître soi : se demander quelles sont mes propres envies à moi, et s’offrir des plaisirs : un cinéma seul.e, une sortie à vélo, cuisiner pour soi…, pour se rendre compte qu’on est parfaitement capable de se donner soi-même de quoi se ressourcer.
  • Se redécouvrir pour s’aimer soi : procéder inversement de ce que l’on fait d’ordinaire, c’est-à-dire chercher les failles chez les personnes que l’on admire pour se rendre compte qu’on en a tous (et ainsi mieux accepter les siennes) ; ET chercher les qualités en soi pour se prouver qu’on en a tous… même soi !
  • Oser prendre de la distance : une fois ces bases consolidées, expérimenter pas-à-pas la distance avec celle/celui que l’on aime : attendre 10 minutes supplémentaires avant de demander des nouvelles ; rester une heure de plus seul.e avant d’aller en compagnie, … comme lorsque l’on apprend à nager et que l’on s’éloigne tout doucement du rebord de la piscine.
  • Comprendre ce qu’on y gagne : la liberté et moins de souffrance ; un meilleur épanouissement de soi ; de nouvelles portes qui s’ouvrent sur des expériences et relations plus épanouissantes.
  • et donc apprendre l’instant présent et ses merveilles pour apprécier ces moments seul.e. Découvrir tout ce que l’on peut vivre d’autre, de plus, d’enrichissant, dans cette nouvelle situation : être seul.e avec soi-même et s’y sentir bien !
Un accompagnement, pour quoi faire ?

Il est parfois nécessaire de se faire accompagner dans cette démarche, comme on choisirait de prendre des cours de natation pour réussir à s’éloigner du bord de la piscine et gagner en liberté pour évoluer dans les « grandes eaux ». Au cours des séances,  la sophrologie vous permet de prendre du recul par rapport à vos ressentis émotionnels, pour distinguer l’adulte en vous, et l’enfant dépendant. En créant une dissociation entre ces deux parties, vous serez à même de pouvoir écouter, soigner, rassurer … et aimer cet enfant intérieur.

La sophrologie permet aussi de reprendre la maitrise de son état émotionnel pour éviter de se laisser envahir par celui-ci, et ainsi garder une vision lucide, des idées claires, et adopter des attitudes plus raisonnées et constructives pour soi.

En état de conscience modifié, il s’agira également de faire remonter au premier plan vos qualités, vos ressources, vos réussites pour valoriser votre image de vous-même, de redorer votre estime de vous.

Besoin d’un accompagnement ? Contactez-moi via le formulaire !

Pour réécouter l’émission Les Experts avec Karine Rose et Serge Carbonell, du 14 février 2020 :  France Bleue Pays de Savoie.

 

Retraite en Résonance

Ah, La Retraite !!!

Extrait : (Léonce vient d’être mise à la retraite) : « Le lendemain matin, elle ouvrit les yeux à 6 heures. Les oiseaux chantaient, comme chaque jour. Bien sûr, ils n’allaient quand même pas la boucler juste parce que Léonce était à la retraite, mais quand même, elle aurait apprécié un petit geste. 

Elle se leva et vit le carton qu’elle avait rapporté la veille. Ses affaires à elle. Un seul petit carton, voilà tout. Une vie entière de travail. Ça vous fait réfléchir. (…)

Forcément, se lever de bonne heure quand on ne travaille plus, ce n’est pas facile tous les jours. C’est curieux comme le temps prend un malin plaisir à passer lentement. Il traîne, c’est infernal. Léonce décida de faire un brin de ménage. Elle allait en passer du temps chez elle, maintenant. Elle nettoya l’appartement consciencieusement, mais la tristesse ne la quittait pas. Elle ouvrit le carton qu’elle avait rapporté de l’atelier.

« Je suis une vieille bique, je ne sers plus à rien. Je suis bonne à jeter. »

Elle se mit à pleurer pour de bon. Le carton absorbait ses larmes.

Et dire que quand elle était jeune, elle y pensait à la retraite ! Ne plus travailler, avoir ses journées rien qu’à elle, avec de la place pour faire des plans sur des comètes… 

La vérité, c’est que dans la vie, vous commencez par grimper les escaliers quatre à quatre, et vous finissez sur un monte-charge.(…) Tu parles d’une réjouissance ! »

Ondine Khayat, Les Petits Bonheurs 

Enfin !!! La-RE-TRAi-TE !!!

Et toutes ses possibilités : le temps libre, les grasses matinées, les siestes au soleil, les rêves qui se réalisent, les activités qu’on n’a jamais eu le temps de pratiquer, les amis, les petits-enfants, les voyages…

… les déprimes, les insomnies, les engueulades plus fréquentes avec son conjoint, la solitude, l’ennui, la panique, la baisse d’estime de soi, les incompris …

et toutes ses questions : « je sers à quoi maintenant ? », « je vais faire quoi de tout ce temps ? », « je ne vaux plus rien, la société m’a mis.e à la porte », « pfff ça sert à quoi, de toutes façons je vais bientôt mourir », « et si j’ai une maladie ? »

et toutes ces inquiétudes : « j’ai peur de la mort qui se rapproche », « mon conjoint ne me désire plus depuis que je suis à la retraite », « mes ami.es, eux travaillent encore, du coup je me sens seul.e », « je me vois vieillir, je me sens moche », « je sens bien que je n’ai plus les capacités d’avant » …

Toutes ces appréhensions jetées dans mon cabinet, si lourdes de tristesse, de peurs, de déception … de désespoir ! Alors la retraite ? Belle opportunité ou belle arnaque ? 

Vous accompagner pour :

L’adaptation du départ

Se construire une nouvelle vie, de nouvelles en-vieS

La Belle opportunité

Les petits bonheurs – livre

L’adaptation du départ

La retraite apporte un réel changement dans le quotidien : après 40 ans (ou plus) de bons et loyaux services, un simple « merci et adieu » – quand tout se passe bien ! – et vous voilà éjecté.e du monde du travail. C’est ainsi que peut être vécu le départ à la retraite … pas vraiment exaltant. Et pourtant …

Faire preuve de souplesse, d’adaptabilité, de créativité, tel est le challenge de ce radical tournant de vie, dont on sait qu’il est sans retour possible.

Faire le deuil d’une tranche de vie bien remplie, qui a – ou pas – réalisé les rêves de réussite sociale et familiale de notre adolescence.

Accepter que l’on n’a plus sa place dans ce monde-ci … mais pour autant est-ce prétendre que vous n’avez plus de place nul part ?

Vous accompagner pour : retraite-sens-sophrologue-annecy-seniors

  • Tourner la page en douceur … comme on le fait naturellement à l’adolescence pour passer à l’âge adulte, avec enthousiasme et fierté,
  • Faire le deuil de cette phase médiane de votre vie en remplaçant la nostalgie par la gratitude, et savoir repérer ce qui vous a été permis et offert durant cette période,
  • Arriver à renoncer aux rêves qui n’ont pas pu se réaliser et qui ne pourront plus l’être – peut-on tout réaliser dans une seule vie ?
  • Trouver de nouveaux repères dans ce nouvel environnement (chez soi toute la journée, le conjoint en permanence, le temps de tout – mais de quoi ? …),
  • Oser regarder le présent pour rêver et construire le futur.

Cette phase peut se préparer en amont du départ officiel, pour envisager cette étape et préparer le cerveau à ce changement.

Se construire une nouvelle vie, de nouvelles en-vieS

La retraite est un nouveau départ, une nouvelle tranche de vie qui commence, pleine d’inconnus, sur son nouvel environnement, ses nouveaux choix, son nouveau Moi.

Apprendre à se (re)découvrir est une première étape. Car passer d’un quotidien bien orchestré du matin au soir à un vide, d’un cercle social quotidien à des tête-à-tête permanents avec soi-même, peut donner le vertige. Et des angoisses peuvent apparaître. De l’anxiété, des inquiétudes, un sentiment de perdre pied. Solutions ?

Ancrage, respiration, introspection : qui suis-je dans ma soixantaine vide de projets ? Que veux-je réellement ? On nous laisse si peu l’occasion, depuis déjà les bans de l’école, de choisir en écoutant ce qui résonne au plus profond de soi-même, que lorsque le temps est enfin venu d’en avoir la possibilité, c’est bien déroutant. Une page blanche pour un bonheur à construire. Et panne sèche …

Donner un sens à sa nouvelle vie, à ce quotidien qui s’égraine, plus ou moins agréablement selon chacun. La sophrologie est un mode de vie à part entière qui reconnecte à soi, à son corps, ses facultés, ses ressentis, ses compétences, ses autres dimensions.

Vous accompagner pour :

  • Consolider les bases de votre sécurité intérieure – tout va bien, vous êtes juste en train de muer une nouvelle fois !,
  • Retrouver le chemin qui vous mène à vos envies et vos rêves en attente,
  • Découvrir vos talents cachés, encore inexploités, et qui ont toute leur place dans ce nouveau chapitre,
  • (Ré)ouvrir votre confiance à la beauté des lendemains sans nom… aux opportunités !

La Belle Opportunité

Vous en rêviez ? Vous l’attendiez avec impatience ? Ce repos, cette liberté … alors vivez-les !

Une fois que vous vous êtes adapté.e, que vous avez découvert qui vous êtes aujourd’hui et ce qui vous rendrait heureux-heureuse, il n’y a plus qu’à !

Tout est possible !

souplesse-senior-reflexologie-annecy Certes, des limites sont posées, physiques, financières, personnelles, mais il en est ainsi à chaque étape de la vie : quand on est enfant, et que tout est possible, on a cependant la limite de nos parents et de notre immaturité, compensée par notre innocente et indéfectible foi en la Vie. Retrouvez-la !

Quand on est adolescent.e, et que tout est possible, on a cependant la limite de nos parents (et oui encore !), de nos moyens financiers, des lois qui protègent nos droits et étouffent nos rêves, mais on a « l’insolence » de croire que rien ne peut nous résister. Retrouvez-la !

Quand on est trentenaire, et que tout est possible, on a cependant la limite de nos par… ah non c’est fini – ou pas !-, de nos enfants (ou plutôt de notre rôle de parent), de nos crédits, de notre carrière, compensées par cette confiance en soi et cette farouche volonté de réussir. Retrouvez-les !

Et ainsi de suite à chaque étape de notre vie : limites et qualités compensatrices. À l’âge de la retraite, c’est la même chose ; alors quelles sont les options pour détourner les limites à cette étape-ci ?

La Vie est un jeu !  Avec des règles, des obstacles, et des solutions. Jouez, imaginez, inventez, contournez, détournez, combinez, créez … et gagnez !

Vous accompagner pour :

  • Prendre la Vie comme un jeu et la retraite comme une nouvelle partie qui démarre,
  • Et donc retrouver la joie et l’enthousiasme de jouer avec les nouvelles règles, les nouveaux atouts, les nouveaux objectifs de ce jeu.
  • Voir EN VOUS les nombreuses solutions,
  • Oser modifier les règles et les adapter à vos circonstances et vos envies,
  • Bref, vous permettre de JOUER À LA ViE !

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Vous êtes concerné.e par cette étape de vie, et souhaitez un accompagnement ? contactez-moi via le formulaire sur ce lien.

Pour en savoir plus sur cet accompagnement, en séances thérapeutiques ou en suivi-coaching, voir la page Accompagnements.

La sophrologie et le dien chan sont des techniques complémentaires aux traitements médicaux prescrits qu’il convient de suivre.

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Les Petits Bonheurs – Ondine Khayat : Quand Léonce se retrouve à la retraite … pérégrinations et péripéties d’une femme mûre et maussade, en quête d’un nouveau sens à sa nouvelle vie.

LesPetitsBonheurs-OndineKhayatLéonce a beau avoir 72 ans, être mise à la retraite du jour au lendemain lui reste en travers de la gorge. Soudain, elle se sent vieille et inutile, ce qui n’arrange pas son caractère.

Qu’à cela ne tienne, ses voisins décident de la sortir de cette mauvaise passe et vont s’ingénier à lui insuffler le goût de vivre.

Et ça marche ! Bienfaits des différences, rapprochement des générations, miracles de la solidarité, le tout saupoudré de fantaisie : rien de tel pour redécouvrir les joies de l’existence.

« – Qu’est-ce que vous avez, Léonce ?

– Rien du tout.

– Mais si, je vois bien que vous boitez. Vous marchez comme une vieille.

– Mais je suis vieille.

– Pas pour moi. Et Valentine pense pareil.

– Vous êtes complètement aveugles, les enfants !

– Au contraire. On est en pleine possession de nos moyens.

– Je dirais plutôt que vos moyens sont très limités. En fait, on est pareils, vous et moi. Vous ne pouvez pas encore, moi je ne peux plus. Total, on est coincés.

– On n’est pas coincés, nous.

– Et ben, qu’est-ce qu’il te faut ! Si tu veux aller quelque part, tu dois demander à ta mère, et si elle ne veut pas, tu restes cloué là.

– Si je veux aller quelque part, j’y vais.

– Ah bon ? Et tu fais comment ?

– J’imagine.

– Tu imagines ?

– Je pense très fort à l’endroit où je veux aller, et pour ça, je n’ai besoin de personne. J’y vais, c’est tout. »

… cela s’appelle de la visualisation créatrice positive en sophrologie

Une fin heureuse est-elle possible ?  A vous de lire la suite … ou de l’imaginer pour vous-même 😉 

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